Le bobo vu par l'opinion: un individu «riche» et «détaché des réalités»
Le bobo est d'abord associé à ses revenus: il est vu comme un individu
«riche» pour près d'un tiers des répondants (32%) au style
«tape à l'œil» (33%). Les adjectifs négatifs apparaissent très vite dans le classement des termes associés aux bobos, puisqu'ils sont décrits comme
«détachés de la réalité» (32%) et
«hypocrites» (28%).
Les mots qui définissent le mieux les bobos selon les répondants
Les mots qui définissent le mieux les bobos selon les répondants, sans «bourgeois»
Les mots qui définissent le mieux les bobos selon les répondants, sans «bourgeois» ni «bohème»
Le classement des trois professions jugées les plus bobos est sans surprise. Viennent dans l'ordre les artistes (pour 38% des personnes interrogées), les enseignants d'université (20%) puis les journalistes (19%). Les architectes et les graphistes suivent en bonne logique.
Sur le plan politique, le bobo vu par l'échantillon est conforme à la définition originelle: c'est un héritier de la libéralisation des moeurs des années 1960 qui défend «le soutien à la culture» (24%) et les «libertés individuelles» (18%), mais dont la première valeur reste «l'écologie» (avec 31% des réponses) —un phénomène relativement récent politiquement. On ne sera par ailleurs pas surpris de voir «la réduction de la dette» (3%) et «le soutien aux sites industriels en difficulté» (1%) figurer en queue de peloton des mesures jugées bobos.