23/11/2014

Activités culturelles 1 : le Beaujolais nouveau 2014 est arrivé!


        ACTIVITÉ CULTURELLE 1 LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST ARRIVÉ !



V COMME VIN : Si je vous dis VIN, que me dites-vous ? Buvez-vous du vin ? Aimez-vous le vin ? Dans quelles occasions en buvez-vous ? Que représente-t-il pour vous ?

G COMME GÉOGRAPHIE : Situez les grands crus et alcools français de la liste sur la carte des vins. (en groupe)

R COMME REPORTAGES : Le beaujolais nouveau est arrivé  à Beaujeu / Quelques conseils pour choisir son beaujolais.

F COMME FABRICATION DU VIN : Explication à l’oral  à partir du schéma

E COMME EXPRESSIONS ET LEXIQUE SUR LE VIN : en groupe.

P COMME POÉSIE: Omar Khayyam « Robaiyyat » (vers 1120/1135. En Perse) et l’âme du vin de Charles Baudelaire.

D  COMME DÉGUSTATION : fiche de dégustation des œnologues en herbe. Où est le beaujolais ? accompagné de quelques amuse-gueules.

C COMME CHANSONS À BOIRE : Boire un petit coup et Chevaliers de la table ronde.

Q COMME QUESTIONNAIRE : LE BEAUJOLAIS ET VOUS ?  (en groupe)


POUR ALLER PLUS LOIN: http://www.sarmentelles.com/

T COMME TEXTE  À TROUS : Nº 4 POUR LE 3/12








P comme poésie 


L'âme du vin

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité, 
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe 
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur !
" 

Charles Baudelaire

Analyse linéaire
Strophe 1 : Début narratif comme pour un conte. L’imparfait narratif plante un décor adéquat : le soir (moment propice pour boire), le chant (très souvent accompagnateur des buveurs) et les bouteilles, récipients indispensables pour voir le précieux liquide et le verser dans des verres pour le boire. La parole et l’esprit sont donnés au vin, mieux encore, le voilà doué d’une âme : il aime son buveur - " cher " - et il le juge " déshérité ", (la perte d’un héritage est-elle la cause du besoin de s’enivrer ?). Libéré de sa " prison " que représente la bouteille, il " pousse ", à la manière des bons vivants " un chant " à boire. " Cires vermeilles " et " lumière " d’une part et " fraternité " d’autre part instaurent une tonalité de sincérité fraternelle et de franche clarté qui dominera le poème.

Strophe 2 : Le vin ainsi personnifié, se fait intelligent et savant : il est conscient de la difficulté de planter et d’entretenir une vigne. Mais son savoir est bienveillant : il veut remercier les hommes de tous leurs efforts, il se veut responsable et bienfaisant. Il impose sa présence personnifiée dans un registre moral, intensifiant cette bonne conscience par une négation moralisatrice : " je ne serai point ingrat ni malfaisant ", contrastant ainsi avec le registre de l’effort proprement physique du viticulteur (" de peine, de sueur "). Le modal " il faut " rétablit l’équilibre de l’échange moralisateur des services rendus. Est-ce un tour du poète pour se faire pardonner de l’objectif ultime des actions évoquées à savoir le plaisir de l’ivresse ?

Strophe 3 : Le savant moralisateur que le vin personnifie devient homme doué de sensibilité et de sentiments. La vie " chaude " et la mort froide comme les " froids caveaux " s’opposent dans un agencement d’images où les organes concernés de l’" homme usé ", son " gosier ", sa " poitrine ", mettent en valeur la présence spirituelle de ce vin doué de parole, de mouvements et de sentiments : " je tombe ", " je me plais bien mieux ". Mais c’est sa connaissance de l’homme et de " ses travaux " qui en fait un interlocuteur particulièrement compréhensif et aimant, fraternel, éprouvant une douceur affectueuse à tomber dans sa " poitrine ", région du corps où est situé le cœur. Cette connaissance va jusqu’à celle de la mort : le poète veut-il signifier que ce paradis artificiel qu’est le vin détient le secret du mystère de la mort humaine ou bien qu’il console l’homme de ne pas comprendre ce mystère ?

Strophe 4 : L’identification est totale : le vin personnifié confond son " sein palpitant ", (le sein est synonyme de cœur) avec celui du buveur. La confusion se fait dans la joie et " un espoir qui gazouille " : Le chant du 1er quatrain est repris dans ces " refrains " de glorifications et de joie de l’homme " content ". La vie palpitante succède à la mort et aux " froids caveaux ", évoqués dans le quatrain précédent. Elle provoque un effet de contraste tout comme les " dimanches " et " les coudes sur la table " contrastent avec l’image précédente de l’ " homme usé par ses travaux " : il retrousse encore ses manches mais pour chanter et boire ! Les connotations de gloire, d’oiseaux qui chantent, de clairons et trompettes de triomphe, (" Entends-tu retentir.. "), ainsi que l’injonction interrogative et le tutoiement des deux verbes au futur, donnent une dimension lyrique presque biblique à ce quatrain : le vin personnifié devient prophète, prédicateur.

Strophes 5 et 6 : Le paradis cesse d’être artificiel, le vin-prophète en est détenteur. Ces 2 quatrains constitués d’alternances identiques de rimes (- vie,- sie et - eurs, - eur), concrétisent, dans des témoins tirés de la vie, les plus proches de l’homme (" ta femme ", " ton fils "), le miracle prédit précédemment : le bonheur de la femme et la force des enfants sont les aspirations les plus courantes du mortel devenu ici " frêle athlète de la vie ". La vie est perçue comme une lutte où il faut se battre au moyen de muscles fermes et huilés. Le vin personnifié, prophétisé, demeure néanmoins liquide mais un liquide doué de pouvoirs : une " huile qui raffermit les muscles des lutteurs ", une " ambroisie ". Là, le poème atteint une dimension sacrée chère à Baudelaire : " Dieu ", " éternel Semeur ", intervient au sommet de cette accumulation d’images symboliques, commencée par un liquide doué de parole qui progressivement devient doué de pouvoirs dépassant et fascinant les êtres humains. Ce dépassement, cette envolée, c’est dans " la poésie " que l’auteur veut les placer. Est-il convaincu que l’inspiration du poète est d’un ordre surhumain ou veut-il prouver à l’homme qu’il est de nature divine ? En faisant de ce paradis artificiel qu’est le vin un être vivant doué d’intention et de sens, Baudelaire fait de chaque homme - s’il le veut bien - un poète. Ce vin magique n’est pas un hasard de la création, il est " Grain précieux jeté par l’éternel Semeur ", détenteur d’un amour d’un genre unique et d’un pouvoir particulier, celui de donner naissance à " une rare fleur ", une Fleur du Mal ? se demande-t-on, une de ces 133 poésies inspirées par le Mal de ce monde, ses souffrances ? Ou plutôt à LA poésie, ce paradis naturel, contenu dans chaque être humain, pourvu qu’il se donne la peine de regarder en lui. Et - consolation, justification, bonne excuse ? - le vin nous y aide.



 KHAYAM » LES QUATRAINS DE OMAR KHÂYYÂM.
VII
Nous et le vin et le banc de la taverne et nos corps d’ivrognes nous sommes 
Insoucieux de l’espoir de la miséricorde et de la terreur du châtiment;
Nos âmes et nos cœurs, nos coupes et nos vêtements tachés de lie 
Sont indépendants de la terre et du feu et de l’eau
XXXV
Bois du vin, car tu dormiras longtemps sous l’argile,
Sans un intime, un ami, un camarade, une femme; 
Veille à ne jamais dire ce secret à personne: 
Les tulipes fanées ne refleuriront jamais.
XXXVI
Bois du vin… c’est lui la Vie éternelle,
C’est le trésor qui t’est resté des jours de ta jeunesse:
La saison des roses et du vin, et des compagnons ivres !
Sois heureux un instant, cet instant c’est ta vie . 
XXXVII
Donne-moi du vin, remède de mon cœur blessé,
Bon compagnon de ceux qu’a fatigués l’amour; 
Mon esprit aime mieux l’ivresse et ses mensonges
Que la voûte des cieux, fond du crâne du monde.
XXXVIII
Je bois du vin, et l’on me dit, à droite et à gauche; 
 » Ne bois pas de vin, c’est l’ennemi de la religion ! « 
Quand j’ai su que le vin était l’ennemi de la religion, 
J’ai dit   » Par Allah ! Laissez-moi boire son sang, c’est un acte de piété. « 
XXXIX
Le vin est un rubis liquide, et la coupe en est la mine,
La coupe est le corps dont le vin est l’âme.
La coupe de cristal où rit le vin
Est une larme dans laquelle est caché le sang du cœur. 






10/11/2014

Compléments sur le film Nº1

http://www.tv5monde.com/TV5Site/jeunesse/quiz-1403-16-les-mots-de-l-economie-et-de-la-finance.htm

Révisions sur le lexique de l'argent


carte - ai versé - distributeur automatique - virement - recherches
1. Le week-end, je retire de l'argent au  de billets de la rue de la gare.
2. Ce matin, j'ai reçu l'avis d'un  sur mon compte.
3. J' sur le compte de ma femme l'argent que ma mère m'a donné.
4. Je suis resté longtemps à la banque, parce que les employés devaient faire des concernant un virement.
5. Avec cette , vous pouvez retirer de l'argent dans tous les pays d'Europe.

05/11/2014

Le passé simple: un bon résumé

Le passé simple                                    

Le passé simple est réservé à la langue écrite. Il souligne le fait qu’une action passée, unique et ponctuelle, ou bien venue interrompre une action ou situation en cours, est terminée.

Emploi

§       action unique, ponctuelle et terminée dans le passé
Exemple :L’année dernière, je partis en vacances en France.
§       actions qui se succèdent dans le passé (souligne le déroulement de ces actions)
       Exemple : À vélo, je roulai au bord de la mer de Brest à Saint-Malo puis je visitai Saint-Malo.

§       action nouvelle qui introduit un changement par rapport à une situation donnée dans le passé
    Exemple : Pendant que je visitais Saint-Malo, je pris beaucoup de photos.

Attention

Le passé simple est un temps réservé à la langue écrite. À l’oral on préfère utiliser le passé composé.
Exemple : L'année dernière je suis parti en vacances en France.

Formation

Pour former le passé simple, on utilise le radical de l’infinitif auquel on ajoute, selon les groupes de verbes, les terminaisons suivantes :

Personne
Groupe en -er
Groupe en -ir
Groupe en -re
1re personne du singulier
j’aimai
je finis
je vendis
2e personne du singulier
tu aimas
tu finis
tu vendis
3e personne du singulier
il/elle/on aima
il/elle/on finit
il/elle/on vendit
1re personne du pluriel
nous aimâmes
nous finîmes
nous vendîmes
2e personne du pluriel
vous aimâtes
vous finîtes
vous vendîtes
3e personne du pluriel
ils/elles aimèrent
ils/elles finirent
ils/elles vendirent

Les verbes avoir et être sont irréguliers.

Personne
avoir
être
1re personne du singulier
j’eus
je fus
2e personne du singulier
tu eus
tu fus
3e personne du singulier
il/elle/on eut
il/elle/on fut
1re personne du pluriel
nous eûmes
nous fûmes
2e personne du pluriel
vous eûtes
vous fûtes
3e personne du pluriel
ils eurent
ils/elles furent

Remarques

  • Les verbes venir et tenir ainsi que leurs composés (revenir, retenir, …) ont une conjugaison particulière au passé simple.
Personne
venir
tenir
1re personne du singulier
je vins
je tins
2e personne du singulier
tu vins
tu tins
3e personne du singulier
il/elle/on vint
il/elle/on tint
1re personne du pluriel
nous vînmes
nous tînmes
2e personne du pluriel
vous vîntes
vous tîntes
3e personne du pluriel
ils/elles vinrent
ils/elles tinrent

§       Les verbes en -oir sont irréguliers (voir liste des verbes irréguliers).
Exemple : savoir → je sus, tu sus, il sut, nous sûmes, vous sûtes, ils surent
§       Les verbes en -cer prennent un ç avant la terminaison (mise à part la 3e personne du pluriel).
Exemple :  commencer → je commençai, tu commenças, il commença, nous commençâmes, vous commençâtes, ils commencèrent
§       Les verbes en -ger prennent un e avant la terminaison (mise à part la 3e personne du pluriel).
Exemple : manger → je mangeai, tu mangeas, il mangea, nous mangeâmes, vous mangeâtes, ils mangèrent

verbe
participe
je/tu
il/elle
nous
vous
ils/elles
 pouvoir 
pu
pus 
 put 
 pûmes 
pûtes
purent 
 connaître
connu
connus
connut 
connûmes
connûtes
connurent
 avoir
eu
eus
eut
eûmes
eûtes
eurent
 vivre
vécu
vécus 
vécut
vécûmes
vécûtes 
vécurent
 boire
bu
bus
but
bûmes
bûtes
burent 
 croire
cru
crus 
crut 
crûmes
crûtes
crurent 
 savoir
su
sus
sut 
sûmes 
sûtes
surent
 courir
couru
courus 
courut 
courûmes 
courûtes 
coururent
 devoir
du
dus
dut 
dûmes 
dûtes 
durent 
 lire
lu
lus 
lut 
lûmes
lûtes
lurent 
 paraître
paru
parus 
parut 
parûmes
parûtes
parurent 
 plaire
plu
plus
plut 
plûmes
plûtes
plurent
 recevoir
reçu
reçus
reçut 
reçûmes
reçûtes 
reçurent
 vouloir
voulu
voulus
voulut
voulûmes
voulûtes
voulurent 




verbe
participe
je/tu
il/elle
nous
vous
ils/elles
naître
naquis
naquit
naquîmes 
naquîtes
naquirent 
vaincre
vaincu
vainquis
vainquit 
vainquîmes 
vainquîtes
vainquirent
rompre
rompu
rompis 
rompit 
rompîmes 
rompîtes 
rompirent 
voir
vu
vis
vit
vîmes 
vîtes
virent 
craindre
craint
craignis
craignit
craignîmes
craignîtes
craignirent 
joindre
joint
joignis
joignit
joignîmes
joignîtes
joignirent 
peindre
peint
peignis
peignit
peignîmes 
peignîtes
peignirent 
conduire
conduit
conduisis
conduisit
conduisîmes
conduisîtes
conduisirent
traduire 
traduit
traduisis
traduisit
traduisîmes
traduisîtes
traduisirent
faire
fait
fis
fit
fîmes
fîtes 
firent 
mourir
mort
mourus
mourut 
mourûmes
mourûtes 
moururent 
être
été
fus
fut 
fûmes 
fûtes
furent
tenir
tenu
tins
tint 
tînmes 
tîntes 
tinrent 
venir
venu
vins 
vint 
vînmes 
vîntes 
vinrent 
écrire 
écrit
écrivis 
écrivit
écrivîmes
écrivîtes
écrivirent