11/11/2013

Le 11 Novembre 1914 - le 11 novembre 2013.



La première guerre mondiale en 19 dates-clés
Les commémorations du centenaire de 1914-1918 débutent cette année. Francetv info rafraîchit votre mémoire sur le déroulement de la Grande Guerre.
Près de dix millions de morts dans le monde et un déluge de feu sans précédent. La première guerre mondiale (1914-1918) a bientôt 100 ans. La France commémore, dès le 11 novembre 2013, le centenaire de ce conflit sanglant qui a coûté la vie à près d'un million et demi de Français. 

A la veille de la guerre, les grandes puissances européennes sont soudées par des alliances dans deux "camps" principaux : d'un côté, la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie) et de l'autre, la Triple-Alliance, ou Triplice (empire allemand, empire austro-hongrois et Italie).

Voici, en 19 dates-clés, les principales étapes de cette guerre, la plus meurtrière de l'histoire de France.
Dans un souci de lisibilité, nous avons concentré cet article sur le front ouest-européen, où les pertes humaines et les dégâts matériels furent les plus importants. 

28 juin 1914 : assassinat de l'archiduc François-Ferdinand
Le prince héritier de l'empire austro-hongrois est victime d'un attentat à Sarajevo (actuelle Bosnie-Herzégovine) perpétré par un étudiant nationaliste serbe. Après avoir lancé un bref ultimatum, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet. Le jeu des alliances conduira à un embrasement progressif en Europe. 

31 juillet 1914 : assassinat de Jean Jaurès
Le tribun socialiste, qui se démène pour empêcher l'éclatement d'une guerre, est tué par balles, à Paris, par Raoul Villain, un étudiant nationaliste. Sa mort signe le ralliement d'une partie de la gauche pacifiste à "l'Union sacrée", mouvement d'union des forces politiques de tous bords, contraintes à faire bloc devant la menace d'un conflit armé et à se préparer à la guerre. Le 1er août, la mobilisation générale est décrétée.

3 août 1914 : l'Allemagne déclare la guerre à la France
Deux jours après avoir déclaré la guerre à la Russie, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le 4 août, la Grande-Bretagne entre en guerre aux côtés de la France et de la Russie en réaction à l'invasion de la Belgique par l'armée allemande.

22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France
La France perdra un peu plus de 1,3 million de soldats au cours de la Grande "Guerre", un terme qui se développe dès 1915 au regard de l'ampleur des combats. Le 22 août, 27 000 Français sont tués, un total de pertes sans précédent dans notre histoire, selon le récent ouvrage de Jean-Michel Steg, Le Jour le plus meurtrier de l'histoire de France. Les forces franco-britanniques perdent du terrain. Le 2 septembre, le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux : les Allemands sont à Senlis (Oise), à 45 km de la capitale.

6-11 septembre 1914 : première bataille de la Marne
La première bataille de la Marne permet à la France et au Royaume-Uni d'arrêter la progression des Allemands. C'est à cette occasion que près de 630 taxis parisiens sont réquisitionnés par le général Gallieni, afin d'accélérer le transport des troupes. Une mesure essentiellement symbolique, mais qui témoigne de l'urgence de la situation.
Le 11 septembre, le général Joffre envoie un télégramme au gouvernement : "La bataille de la Marne s'achève en une victoire incontestable." Le front se déplace finalement pour atteindre les côtes de la Manche (épisode de "la course à la mer"), en novembre. A partir de là, le conflit s'enlise dans une guerre de position s'étirant de la mer du Nord à la frontière suisse. Le gouvernement français revient à Paris le 10 décembre. Les tranchées sont durablement creusées.

22 avril 1915 : première utilisation d'un gaz toxique
Les Allemands lancent la première attaque aux gaz toxiques asphyxiants contre des soldats français et canadiens, près d'Ypres (Belgique). Le gaz prend alors le surnom d'ypérite, ultérieurement appelé "gaz moutarde" en raison de son odeur et des effets qu'il produit sur les muqueuses.

7 mai 1915 : le paquebot Lusitania est torpillé par les Allemands
Un sous-marin allemand coule le paquebot britannique Lusitania le 7 mai 1915, au large de l'Irlande. Sur les quelque 2 000 personnes à bord, 1 200 périssent, dont plus de 120 Américains. Les Etats-Unis attendront néanmoins le mois de janvier 1917 pour entrer en guerre aux côtés de la Triple-Entente.

23 mai 1915 : l'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie
Jusque-là membre neutre de la Triple-Alliance, l'Italie fait volte-face et déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie, le 23 mai. C'est le début de la guerre dans les Alpes, qui doit notamment permettre aux Italiens de mettre la main sur certaines terres au nord de l'Adriatique (Trentin, Istrie, Dalmatie).

21 février-18 décembre 1916 : bataille de Verdun
Le général Erich von Falkenhayn entend "saigner l'armée française". Un million d'obus pleuvent en 24 heures dans le secteur de Verdun (Meuse). Les Allemands progressent, mais des poches de résistance se constituent dans les lignes arrière françaises. Des hommes et du matériel sont acheminés en masse grâce à la "Voie sacrée" qui relie Bar-le-Duc à Verdun. Ce terme emphatique, référence à la "via sacra" romaine, est inventé par Maurice Barrès à la fin de la guerre.La bataille de Verdun prend fin le 18 décembre, date à laquelle la plupart des positions perdues ont été réinvesties par l’armée française. Au total, 160 000 Français sont morts ou disparus, 143 000 chez les Allemands. Plus de 60 millions d'obus ont été tirés sur une période de dix mois dans "l'enfer de Verdun".

1er juillet-18 novembre 1916 : bataille de la Somme 
Alors même que l'Est de la France est sous un déluge de feu, une offensive franco-britannique est lancée sur le front allemand de la Somme, au nord de Paris. Des dizaines de milliers de Britanniques avancent dans le no man's land. En l'espace d'une journée, l'infanterie britannique perd près de 20 000 soldats, un triste record pour cette armée.
Cette bataille est la plus importante de la guerre. Pour la première fois de l'histoire, des chars d’assaut (blindés) sont utilisés par des militaires (à partir de septembre, du côté britannique). Les combats durent jusqu’en novembre. Ils font environ 300 000 morts britanniques et français, et près de 170 000 tués dans l'armée allemande. 

6 avril 1917 : les Etats-Unis entrent en guerre
Après ces revers, l'Allemagne ré-enclenche la guerre sous-marine à outrance dans l'Atlantique, début février. Les attaques visent, entre autres, les navires marchands américains. Dans son message au Congrès, début avril, le président Wilson déclare : "La récente conduite du gouvernement impérial allemand n'est, en fait, rien moins que la guerre contre le gouvernement et le peuple des États-Unis." Le Congrès américain vote l'entrée en guerre le 6 avril.

16 avril 1917 : bataille du chemin des Dames et mutineries
Reportée à plusieurs reprises, "l'offensive Nivelle" (du nom du général qui dirige les opérations) a lieu à 6 heures du matin dans le secteur du chemin des Dames (Aisne), par un temps glacial. C'est un échec sanglant. Après une relance le 5 mai, le constat du fiasco est définitif trois jours plus tard. Le 15 mai, Nivelle est remplacé par Pétain à la tête de l’armée française.
Des soldats britanniques patientent pendant la bataille du chemin des Dames, en 1917 (date non précisée). (BERLINER VERLAG / ARCHIV / AFP)
Cette défaite donne lieu aux premières mutineries dans l'armée française, dès le 17 avril. Des unités complètes, soit 30 000 à 40 000 soldats, refusent de monter en ligne. Des dizaines de poilus sont alors fusillés. Au total, environ 740 soldats français, mutins ou soupçonnés d'espionnage, sont exécutés.

7 novembre 1917 : "révolution d'Octobre" en Russie
Une révolution éclate en Russie le 24 octobre (selon l'ancien calendrier russe, 7 novembre selon le français) et les Bolchéviques prennent le pouvoir à Saint-Pétersbourg. Ils négocient un armistice avec les empires centraux début décembre. La France perd son allié oriental et l’Allemagne peut concentrer ses forces sur le front ouest.

8 janvier 1918 : les 14 points du président Wilson
Le président américain expose ses buts de guerre. Thomas Woodrow Wilson entend notamment assurer la liberté de navigation sur les mers, garantir la naissance de nouveaux Etats (Tchécoslovaquie, Pologne…) et créer une Société des nations (SDN).

3 mars 1918 : traité de Brest-Litovsk entre l'Allemagne et la Russie
Après la révolution d'Octobre, qui a donné naissance à une république bolchévique, la Russie, en pleine guerre civile, signe un traité de paix avec l'Allemagne à Brest-Litovsk (Biélorussie). Les Allemands en profitent pour concentrer leurs ultimes efforts sur le front français. A ce titre, le 23 mars marque le premier tir sur Paris de la "Grosse Bertha", mortier de 420 mm.

Juillet 1918 : seconde bataille de la Marne
En Picardie, puis en Champagne, les Allemands cherchent à rompre le front avant l’arrivée des troupes américaines et lancent plusieurs offensives. Au mois de juillet débute ainsi la seconde bataille de la Marne. Les combats qui font rage dans le Nord-Est de la France tournent à l'avantage des alliés, dirigés par Foch, et qui lancent de nombreuses contre-offensives. L'aide américaine est déterminante : l'effectif du corps expéditionnaire commandé par le général Pershing s'éleve à un million d'hommes en août 1918. Les Allemands ne cessent de perdre du terrain. Le 8 août est un "jour de deuil pour l'armée allemande", selon le chef d'état-major Erich Ludendorff. 

11 novembre 1918 : signature de l'armistice
L'empereur allemand Guillaume II abdique le 9 novembre. Les généraux allemands signent l'armistice le 11 novembre, à 6 heures du matin, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne (Oise). A 11 heures, les hostilités sont suspendues.
28 juin 1919 : signature du traité de Versailles
Le traité de paix entre la République de Weimar et les Alliés est signé le 28 juin, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, près de Paris. Il établit les sanctions prises à l'encontre de l'Allemagne et de ses alliés de la Triple-Alliance.
Le choix du lieu n'est pas un hasard : c'est là que l'empire allemand avait été proclamé après la défaite française de 1870. La date non plus n'est pas anodine, puisque le 28 juin commémore le jour de l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand. Cinq ans plus tard, la guerre est officiellement terminée.

29/10/2013

Coco Chanel

Toute sa vie...


 Critiques sur Allociné

Vie et film biographique (Coco avant Chanel) (Extraits Wikipédia)

Gabrielle devient  Coco 

Vers 1907-1908, très courtisée, Gabrielle, qui ne compte pas partager le sort anonyme des « cousettes », est prête à prendre des risques. Lors d'un voyage à Vichy, chez son oncle, en quête d'un avenir dont elle refuse qu'il se limite à broder sur des draps de coton, elle se met à poser sur la scène du beuglant de « La Rotonde » à Moulins, un café-concert où elle fait ses premières apparitions, silencieuses. « La Rotonde » est notamment fréquentée par les officiers du 10e régiment de chasseurs à cheval stationné dans la capitale bourbonnaise. Aujourd'hui y est installé le Centre national de costume de scène.
Bientôt, elle ose pousser la chansonnette et se met à rêver de music-hall. Âgée de vingt-quatre ans, elle se produit en spectacle devant les officiers qui la surnomment « Coco », parce qu'elle a pour habitude de chanter Qui qu'a vu Coco dans l'Trocadéro ? (paroles de Baumaine et Blondelet, musique de Deransart).
Admirée par une horde de jeunes garçons fortunés ou titrés, sa jolie silhouette séduit le riche Étienne Balsan, officier, homme du monde qui vient de démissionner de l'armée pour se consacrer à l'élevage de chevaux et aux courses. Il lui fait découvrir la vie de son château, le domaine de Royallieu près de Compiègne resté malheureusement célèbre pour son histoire pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pendant près d'un an elle y apprend les arcanes de la haute société, mais l’idylle ne dure que quelques mois : elle se rend compte qu’elle ne l’aime plus, elle s'ennuie et pleure. Elle a vingt-cinq ans et nulle part où se réfugier. Elle s'échappe alors en jodhpurs[11], et galope dans la forêt de Compiègne en essayant de défier son avenir.

Chanel dansant avec Boy Capel par Sem.

Heureusement, les fréquentations de Balsan lui font rencontrer son premier amour, l'anglais Arthur Capel, surnommé « Boy », que l'on dit fils naturel du banquier Pereire. Boy est un homme d'affaires qui fera fortune dans les frets charbonniers durant la Grande Guerre; et un homme de cheval possédant une écurie de polo. Ce sera un amour irrégulier (il épousera malgré tout une Anglaise) et sincère qui durera dix ans, jusqu'à un accident de voiture en 1919 auquel il ne survivra pas.

Une modiste à contre-courant


Chapeau créé par Coco Chanel en 1912.
Coco Chanel ne reste cependant pas oisive. Comment oublier les rudiments, enseignés à Moulins, du maniement du fil et de l’aiguille ? Saisissant la balle au bond, c’est peut-être par la couture qu’elle franchira l’obstacle qui mène à la liberté et l’indépendance. Ne perdant pas de temps, elle s’imprègne de l’enrichissante initiation prodiguée par Lucienne Rabaté, célèbre modiste du moment. Elle se confectionne de petits chapeaux originaux qu’elle pose très bas sur son front. Pour assister aux mondaines courses de chevaux, elle n’arbore pas les robes des grands couturiers mais ses propres réalisations. Jeune femme charmante mais au style décalé, tantôt écolière en tenue sobre et sage noire et blanche, tantôt garçonne n’hésitant pas à porter polo, cardigan, jodhpurs et pantalons, elle invente déjà un nouveau style, une nouvelle allure. Ses créations avant-gardistes, très sobres, contrastent avec celles que portent les élégantes de l’époque.
En 1909, sur les conseils de Boy Capel, son artisanat débute Boulevard Malesherbes, dans la garçonnière parisienne de son protecteur Étienne Balsan. Les chapeaux qu'elle propose à ses clientes ne sont que des déclinaisons de ceux qu'elle fabrique pour elle-même et qui, au château de Royallieu, près de Compiègne, ont séduit ses amies, des demi-mondaines qui fréquentaient le lieu. Balsan ne croit pas à un succès commercial.

Caricature de Sem.
N'ayant pas de formation technique, ni d'outils de fabrication, dans un premier temps Gabrielle achète ses formes de chapeaux dans les grands magasins puis les garnit elle-même, avant de les revendre. La nouveauté et l'élégance de son style font que, très vite, elle doit faire appel à sa cousine Adrienne, et à sa sœur Antoinette, pour la seconder. Ses créations de chapeaux, débarrassées des grandes plumes d'autruches ou autres froufrous volumineux, commencent à être appréciées pour leur exquise simplicité et leur sophistication retenue.

Ouverture des premières boutiques[modifier | modifier le code]

Devenue la compagne de Boy Capel, Coco Chanel développe ses activités avec l’aide de ce dernier. En 1910, son amant britannique lui prête les fonds nécessaires à l'achat d'une patente et à l'ouverture d'un salon de modiste au 31 rue Cambon à Paris, sous le nom de « CHANEL MODES ». À l’été 1913, alors que le couple séjourne à Deauville, Boy Capel loue une boutique entre le casino et l’Hôtel Normandy. Comme à Paris, elle est modiste mais l’enseigne est changée en mentionnant son nom complet : « GABRIELLE CHANEL » ; la boutique ne désemplit pas. En 1915, à Biarritz, elle ouvre sa troisième boutique et première vraie maison de couture. Suivant sa seule inspiration, elle raccourcit les jupes et supprime la taille. À l'instar de Paul Poiret qui supprima le corset en 1906, elle libère le corps de la femme. Ses boutiques bénéficient de la clientèle de toute la société élégante qui s’est repliée pendant la guerre dans ces deux stations balnéaires.

Naissance d'un style : « la reine du genre pauvre »

Dès 1915, l'étoffe manquant, elle taille des robes de sport à partir des maillots de garçons-d'écurie en jersey, ces tricots de corps pour les soldats, qu'elle a depuis longtemps adoptés. Libérant le corps, abandonnant la taille, Chanel annonce cette « silhouette neuve » qui lui vaudra sa réputation. Pour s'y conformer, les femmes s'efforcent d'être « maigres comme Coco », qui, d'un coup de ciseaux libérateur, devient une des premières femmes aux cheveux courts à créer des vêtements simples et pratiques, dont l’esthétique s’inspire d'une vie dynamique et sportive qui aime jouer avec les codes féminins/masculins.
En 1916, elle utilise la belle et élégante Adrienne comme mannequin à Deauville, qui est alors un lieu de villégiature à la mode. Elle y promène aussi sa propre silhouette androgyne, testant ainsi sous les yeux d'aristocrates européennes encore très couvertes d'apparat et maintenues dans des corsets rigides ses nouvelles tenues qui contrastent par leur extrême simplicité et leur confort. La pénurie de tissus due à la Première Guerre mondiale, ainsi que le manque relatif de main-d'œuvre domestique ont créé de nouveaux besoins pour les femmes. Chanel, femme libre et active, perçoit ces besoins. Elle achète à Rodier des pièces entières d'un jersey utilisé à l'époque uniquement pour les sous-vêtements masculins, lance la marinière.
En 1918, immédiatement après la guerre, elle commence à édifier peu à peu l’une des maisons de couture les plus importantes de l’époque, elle emploie plus de 300 ouvrières, et rembourse enfin Boy Capel, refusant à jamais le statut de femme entretenue. La guerre terminée, Boy doit prendre femme, selon les règles de l'aristocratie anglaise. Coco en éprouve une insupportable humiliation. Mais, comme sa mère, elle accepte le pire au nom de l'amour. Elle aimera sincèrement Boy jusqu'à cette nuit du 22 décembre 1919 où, réveillée à 4 heures par un messager, on lui apprend qu'il s'est tué la veille au volant de son auto. « En perdant Capel, je perdais tout. » avouera-t-elle 50 ans plus tard.
Profondément affectée par la mort de son amant, afin de ne pas sombrer dans le chagrin à 38 ans, elle se raccroche à son travail comme une forcenée. Cette attitude sera payante, car le succès de ses modèles va grandissant et l'incite à développer encore sa maison.

21/10/2013

Fiche de lecture sur Balck Bazar d'Alain Mabanckou pour le 11 décembre

Nous écouterons des interviews sur cet auteur et sur son livre tout au long du trimestre. Un travail sur l'argot apparaissant dans ce livre se fera également.
Vous participez à la Rubrique "Un jour, un livre" d'un magazine littéraire français et vous développez les thèmes suivants:

1) Présenter l'un des personnages ci-dessous: (en 150 mots)
- l'Hybride
- le Fessologue ou le narrateur
- l'ex-compagne du narrateur: Couleur d'origine
- Mr Hippocrate
- l'Arabe du coin
- l'écrivain haïtien Louis-Philippe
- Sarah

2) Expliquer le titre ou Présentez le Jip's ou Tintin au Congo (p16). Présenter cette BD avec vos propres  mots. (en 100 mots).

3) En vous inspirant des pages 10-11, raconter un cauchemar qu'aurait pu faire le narrateur, ou l'Hybride ou Couleur d'origine. (en 150 mots)
4) Résumer ce livre en 250 mots. ou parler du cannibalisme "une invention des explorateurs" (p11). Un peu d'histoire. (en 200 mots)
5) Le petit Congo et le grand Congo dans le livre (pp14-16, 53-54, 77-79, 96-97, 175,183,199, 209-210, 224, 235-240, 255-257) (en 250 mots) ou l'image des Africains à Paris. (pp36,38,39,40,43,112,113,116,225,226...). À développer. (en 250 mots)
6) Vous écrivez à votre meilleur(e) ami(e) pour lui conseiller de lire ou de ne pas lire ce bouquin. Vous argumentez. ( en 150 mots).
7) La balade dans Paris: marquez sur un plan les lieux cités et présentez-les en quelques mots.



09/10/2013

07/10/2013

Biographie d'Alain Mabanckou

Biographie


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Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en Lettres et Philosophie au Lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l’Université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans, avec déjà quelques manuscrits dans ses affaires, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard.
Après un DEA de droit à l'Université de Paris-Dauphine, il travaille une dizaine d'années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, mais se consacre de plus en plus à l'écriture avec la parution en 1998 de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge qui lui vaut le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire. À partir de cette date, il ne cessera de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. C'est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l'obtention du Prix Renaudot. Les deux romans sont parus aux éditions du Seuil, respectivement en 2005 et en 2006. 
Écrivain en résidence en 2002, il enseigna la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d'être remarqué par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui l'invite d'abord comme Visiting Professor en 2006 puis le nomme Professeur titulaire (Full Professor) de littérature francophone en 2007. Il vit aujourd'hui à Santa Monica, en Californie.
Ses œuvres sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales. 
En 2007 reparaissent les écrits poétiques d'Alain Mabanckou, chez Points-Seuil, sous le titre de Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, ainsi que le livre qu’il consacre à l’écrivain James Baldwin, Lettre à Jimmy (Fayard), à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de l’écrivain américain. En 2008 Alain Mabanckou a traduit de l'anglais au français le jeune prodige des lettres américaines, Uzodinma Iweala, d'origine nigériane, auteur de Beasts of no nation, (Bêtes sans patrie, Éd. de L'Olivier). Le roman Black Bazar, paru aux Éditions du Seuil le 8 janvier 2009 a été classé parmi les 20 meilleures ventes de livres en France  dans les listes de L'Express, du Nouvel Observateur et de Livres Hebdo. Demain j'aurai vingt ans, roman paru en 2010 marque son entrée dans la collection Blanche des éditions Gallimard. Cette œuvre a été couronnée par le Prix Georges Brassens 2010 et classée parmi les grands romans de la rentrée littéraire française 2010 (Le Figaro, Le Nouvel Observateur, Marianne, Lire, La Quinzaine littéraire...)  

Dans un entretien de 2009 avec Evene.fr, il souligne que « le danger pour l'écrivain noir est de s'enfermer dans sa "noirceur", comme dirait Frantz Fanon. Il ne s'agit pas de tomber dans le piège de l'affrontement basique entre la civilisation noire et blanche. L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde ». 

C'est ce qui se dégage dans son essai Le Sanglot de l'homme noir, paru chez Fayard en janvier 2012 et classé dans les meilleures ventes d'essais et documents (palmarès de L'Express et Tite-Live)
En 2010 Alain Mabanckou a été nommé par décret du Président de la République française au grade de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.
En 2012 l'Académie française lui a décerné le Grand Prix de littérature Henri Gal (prix de l'Institut de France doté d'un montant de 40.000 euros et qui couronne l'ensemble de l'oeuvre d'un écrivain).
Après vingt-trois ans d’absence, Alain Mabanckou est retourné à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo : l'écrivain évoque ce retour dans Lumières de Pointe-Noire, à paraître en janvier 2013 aux Editions du Seuil - Collection Fiction & Cie.

Premier entretien : bazarder les clichés racistes 6'10

CO ALAIN  MABANCKOU “BAZARDER LES CLICHÉS RACISTES” (PREMIER ENTRETIEN SUR BLACK BAZAR)

1. La littérature de Mabanckou est-elle politique et engagée ? Donnez des exemples.
2. Après Obama aux USA, un président noir en France, vous pensez que c’est possible ?
3. Quelle est la singularité du personnage de Mr Hippocrate ?
4. Qu’en est-il de l’Arabe du coin ?
5. Écoute-t-il du rap ? Qu’en pense-t-il ?
6. Seriez-vous fan du chanteur de Sète ? De quel chanteur parle-t-on ? Pourquoi ?

Complément culturel : Georges Brassens  Le roi des cons, mentionné dans Black Bazar (voir blog).



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